Quand le trafic d’esclaves fleurit comme entreprise humanitaire

par Dimitris Kazakis

ελληνικά

Voulez vous devenir trafiquant d’esclaves ?

Voulez vous faire une carrière dans le commerce d’âmes et d’organes humains ?

Alors c’est simple : vous n’avez qu’à monter une ONG et partir à la chasse aux réfugiés ou aux immigrants illégaux. N’ayez pas peur, il n’y aura aucun contrôle. Rappelez vous que le Ministre de défense grec (M. Kammenos) en personne a demandé, en tant que représentant du gouvernement, l’assistance d’organisations comme la vôtre à la gestion du problème. Y a-t-il de plus grandes occasions pour un trafiquant d’esclaves ?

Vous n’avez qu’à vous faire reconnaître en tant que « bénévole » sur une des nombreuses îles grecques et monter votre entreprise de sauvetage en mer. Tout d’abord, vous commencerez à faire du bruit. Vous irez sur le net pour dénoncer les autorités grecques, la marine, les conditions inacceptables. De toute façon, l’État grec est inexistant ! Aucun contrôle, aucune coordination, aucun compte rendu, aucun plan. Tout jeté dans les vagues. Un vrai safari !

En faisant beaucoup de bruit vous deviendrez une ONG visible et candidate au financement. Puis, vous pourrez collecter des fonds par le moyen du crowd funding et des contributions de la part d’ individus ingénus. Vous arriverez aussi à trouver beaucoup de bénévoles naïfs qui seront votre vitrine. La bêtise il y en a des tonnes, les idées toutes faites il y en a des tonnes aussi, par exemple la cause humanitaire qui, pour la plupart de personnes, est du même ordre que la défense des animaux.

Si, en plus, vous criez « à bas les frontières », vous serez toute de suite repéré par l’Open Society de Georges Soros et vous serez placés sous sa protection. Il y aura des dizaines d’intellectuels et d’universitaires vénaux connus et soit disant progressistes qui défendront les objectifs nobles que vous servez. Les mass media et internet consacreront des dossiers spéciaux à votre œuvre caritative et à vos nobles motivations. En même temps, toute sorte de résidus issus de la gauche et qui ont fait siens les intérêts de G. Soros et de sa clique comme étant des impératifs de classe, seront à votre service.

A partir de là, vous aurez toutes les portes ouvertes. Les réseaux ONG vous guideront sur « comment et où » vous devrez canaliser tous ces malheureux que la Mer Egée vomit. Très vite, vous ferez partie du circuit de trafic d’esclaves, sous protection officielle de l’État turc. Il y aura des bateaux entiers qui viendront directement vers vous pour les traiter. L’argent coulera à flots et les banques « systémiques » auront toujours plaisir à le blanchir.

Premier arrêt du périple, Athènes. Centre de sélection et de promotion selon la demande. Ne vous inquiétez pas pour la police. Qui osera toucher une ONG sous protection de Soros et de l’UE ? Ne vous inquiétez pas non plus pour ces malheureux. Qui parmi eux osera vous dénoncer ? Quand ils auront été dument terrorisés par le crime organisé de l’Aube Dorée ?

Le champ d’action privilégié : les enfants non accompagnés. Des dizaines de milliers de ces enfants tombent aux mains de la mafia qui les envoie vers les côtes turques avec comme ultime objectif l’Europe. En Allemagne et ailleurs, l’industrie de la pédophilie connait aujourd’hui un essor jamais vu auparavant. Concernant la demande d’organes humains, elle peut être comblée aujourd’hui grâce à cette énorme offre d’enfants non accompagnés.

Ce n’est pas la peine d’aller enlever les enfants qui lavent les vitres aux feux rouges. Il y en aura beaucoup d’autres qui viendront vers vous par eux mêmes, provenant de pays détruits. Tout ce qu’il faut faire est, tout d’abord, ouvrir beaucoup de comptes Facebook et twitter afin de les inviter au paradis européen et, par la suite, être là pour les accueillir.

Récemment, le Consortium International de Journalistes d’Investigation a découvert que « pendant la dernière décennie, les œuvres financées par la Banque Mondiale ont déplacé, d’un point de vue géographique ou économique, plus de 3,4 millions de personnes, en les obligeant à abandonner leurs maisons, en leur enlevant leurs terres et en détruisant leurs ressources alimentaires ». Parmi ces millions de déplacés des centaines de milliers sont des enfants qui sont envoyés, par la Banque Mondiale elle même et par les ONG alliées vers les pays développés.

Par ailleurs, la Banque Mondiale considère que la seule manière de faire face à la pauvreté mondiale est la libéralisation de l’immigration. Pour quelle raison ? Parce que les marchés mondiaux de capitaux ne peuvent pas exister sans ces nomades complètement paupérisés en transit constant, d’un endroit vers un autre. C’est à dire, sans des milliers d’esclaves potentiels.

On le sait, le marché mondiale est né avec l’esclavage. Sans la masse de millions d’esclaves transportés dans les plantations du « nouveau monde », le vieux continent n’aurait jamais connu la révolution industrielle.

Aujourd’hui, nous vivons une recrudescence sans précédent de l’esclavage. Avec le trafiquant d’esclaves –cette ancienne profession, bien plus ancienne probablement que celle de la prostituée– qui porte l’habit non du curé ou du missionnaire mais de l’organisation humanitaire. Il porte aussi le signe de la gauche et il revendique une place parmi les professionnels les plus prestigieux de la planète.

Pour la traduction en français

C. Komi

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s