L’escalade de la guerre mondiale telle que l’a déclarée l’Occident

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Par Dimitris Kazakis

Les nuages de guerre s’épaississent au-dessus de nous comme jamais auparavant. La Turquie a abattu le bombardier russe SU-24 dans l’espace aérien syrien sous prétexte de violation de l’espace aérien turc, pendant 17”. Si cet évènement est un casus belli pour la défense aérienne turque, qu’est-ce que devrait donc faire les grecs face aux centaines de violations de notre espace aérien national par la Turquie ?

La Grèce aurait tous les droits d’intervenir et d’abattre la plupart des avions militaires turcs au vu des constantes violations et provocations qu’elle subit au quotidien. En tous cas ce serait la réaction de tout pays qui se respecterait et défendrait sa souveraineté. A condition toutefois que les membres de son gouvernement ne soient ni des collabos ni des laquais, et qu’ils respectent leur fonction et leur drapeau. Ce qui est impensable pour les équipes qui gouvernent la Grèce ces derniers temps.

D’après les éléments fournis par les autorités turques elles-mêmes, l’avion en question est entré et sorti de l’espace aérien turc pas plus de 17” et a ensuite été abattu en Syrie. Toujours d’après ces mêmes autorités turques, les F-16 qui s’entrainaient dans la région et qui auraient pu contenir l’avion russe, n’ont même pas décollé !

L’OTAN a tout de suite adopté la version turque, sans même examiner les données. Par la suite l’OTAN a lancé des menaces envers la Russie, en convoquant une réunion exceptionnelle de la coalition. De par sa position, l’OTAN montre clairement qui sont les commanditaires de cette initiative turque.

Cet incident consiste, d’après le droit international, en une provocation de guerre directe de la part de la Turquie vis à vis de la Russie avec des conséquences inattendues exceptionnellement graves. Sans aucun doute, nous allons vers une escalade des provocations contre la Russie. Nous aurons aussi des contre-mesures de Moscou, pas seulement contre la Turquie mais aussi contre l’OTAN.

Actuellement les équipes occidentales ne font que tester la réactivité de la Russie face aux provocations directes de guerre. Et ceci malgré le péril auquel ils exposent toute la région.

Les vrais raisons de cet épisode sont nombreuses.

Est-ce par hasard que la Turquie a avancé à une telle provocation tout de suite après le démantèlement des infrastructures du trafic pétrolier du califat par de la Russie ? En 5 jours, la Russie est arrivée à détruire 1000 citernes et presque toutes les installations de concentration du pétrole contrôlé par le califat.

Un tel coup peut s’avérer fatal pour le califat. Car ça risque d’assécher l’alimentation de ses entreprises. Mais il sera fatal aussi pour tous ceux qui appuient le califat. « L’action de la Turquie est une protection de fait de l’État Islamique », a déclaré Medvedev. : « Ceci ne nous surprend pas, étant donné les informations sur les intérêts financiers de certains officiers turcs liés au pétrole et aux usines contrôlés par ISIS ».

Medvedev a raison, le régime d’Erdogan est impliqué de multiples façons dans les affaires du califat. Ce dernier utilise le territoire turc pour le trafic illégal du pétrole ainsi que pour le recrutement des mercenaires tant de l’Occident que de l’Orient.

La route des camions citernes –qui sont en partie liés aux intérêts d’un entrepreneur grec connu, étroitement lié avec une grande famille du parti de Nea Dimocratia (conservateur) — démarre à Mossoul, traverse la Turquie et finit sur la côte sud, en face de l’île de Chypre, d’où le pétrole se charge sur des bateaux pétroliers. Dans ce circuit sont impliqués des officiers turcs, des armateurs grecs ainsi que des entrepreneurs avec de gros pistons politiques en Turquie, en Grèce et à Chypre.

Voici que, encore une fois, c’est ARAMCO qui tire les ficelles. Les centres de légalisation du pétrole en question sont les raffineries grecques, celles de la Libye (appartenant jadis à l’État Libyen), et celle de l’Arabie Saoudite. En même temps, les banques « systémiques » en Grèce et à Chypre sont là pour laver l’argent noir du califat et celui des autres cliques. Ces mêmes banques sont sauvées et recapitalisées avec l’argent du contribuable grec !

Par conséquent, la Russie dans son effort de couper les lignes d’alimentation du califat –ce que les Etats Unis n’ont pas eu l’idée de faire– a mis le pied sur un nid de vipères. Le nid de vipères de l’OTAN.

Est-ce seulement cela ? Bien sûr que non. Les Etats Unis et l’OTAN testent les réflexes guerriers de la Russie et ils n’arrêteront pas de provoquer Moscou. Ils veulent obliger la Russie à donner une réponse militaire contre un des pays de l’OTAN.

La Turquie d’Erdogan, à son tour, est en train de devenir le facteur numéro un de déstabilisation de la région après Israël. Lors des dernières élections turques, violence et fraude ont dépassé toute limite même pour la réalité turque. Erdogan a abattu sauvagement toute voix d’opposition.

Au lendemain des attentats de Paris, il y a eu en Turquie, surtout à Ankara et en Anatolie, des manifestants portant les drapeaux du califat. Personne n’a été gêné. Personne n’a été gêné non plus par le fait que la Turquie n’accomplit pas ce que les traités internationaux stipulent sur la question des réfugiés. Au contraire, elle reçoit un financement abondant –la Commission Européenne a décidé de lui donner 3 milliards d’euros pour la conduite des migrants vers les circuits de trafiquants d’esclaves vers la Grèce, pays qui a été arbitrairement désignée comme lieu d’accueil de ces malheureux. Avec l’aide, bien évidemment, du nécessaire financement opaque de partis politiques et d’autres caisses noires, dont celles des ONG.

Les autorités françaises disent que certains terroristes sont passés par les îles grecques. Pourquoi ne disent-elles pas plutôt qu’ils sont passés d’abord par la Turquie où ils ont reçu l’identité syrienne avant d’être canalisés vers l’UE ?

Qu’est-ce qui se passera lorsque la Russie décidera de prendre des contre-mesures ? La position de la Turquie, de l’OTAN et de l’UE ne lui laissent pas de marge. La Turquie a déjà inauguré une ample action agressive contre le Kurdistan (PKK) par la terre et par les airs. Son objectif est de protéger les routes d’approvisionnement du califat et des djihadistes mercenaires de l’Occident tant des attaques du PKK que de celles lancées par les forces irakiennes et iraniennes qui coopèrent avec les russes. La Turquie cherche à les provoquer, alors…

Qu’est ce qui se passera quand les russes voudront répondre ? L’OTAN répondra à son tour ? Est-ce pour cela que le gouvernement des collabos grecs a clôturé l’unité No 126 de défense aérienne à Héraklion de en Crète pour permettre l’installation là-bas d’unités de drones de défense aérienne états-unienne ? Est-ce pour cela que l’île de Crète est actuellement bondée d’entrepreneurs israéliens en vue de l’installation de bases militaires israéliennes à l’aéroport militaire de Castelli et ailleurs ?

Et dans le cas où Moscou estimerait que l’OTAN n’est pas en mesure de répondre et qu’il décide d’amplifier son rayon d’action dans toute la région, là où agit le califat, le sud de la Turquie inclus. Dans le cadre d’une telle confrontation, combien de temps résistera le régime d’Erdogan ? A quel point serait-il facile alors de propager le feu dans toute la région ?

Est-ce à cette éventualité que se prépare Netanyahou en donnant des ordres à de nouvelles entreprises de terrorisme tant à Gaza que sur la Côte Orientale ? Est-ce pour cela que Tsipras court pour rendre visite à Israël –comme il a rendu visite à Erdogan– afin de réaliser ses propres plans de vagabond ?

Dans tout cela, il faut prendre en compte que la Grèce est le pays le plus vulnérable de la région. Elle n’a aucun moyen de faire face à une crise de cet ordre. Le pays n’est même pas en position de surveiller ses frontières. Le système politique officiel et les équipes de défense ont confié le sort du pays aux mains de l’OTAN et d’Israël. ET VIVA !, on est sauvés ! Leur incompétence géostratégique est doublée par leur incapacité totale de défendre les droits souverains du pays.

Pour la traduction en français : C. Komi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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