Vous avez dit racisme ? Quel est le vrai danger

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par Dimitirs Kazakis

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« Les hordes de musulmans arrivent, cachez vous ! » Voici quel est le message que les médias officiels transmettent systématiquement aux populations de l’UE et des USA surtout après les attentats terroristes à Bruxelles. Jamais auparavant – au moins jamais depuis l’ascension du nazisme en Europe – n’a eu lieu une campagne d’hystérie massive aussi ample et organisée.

Dans tout cela, quel est le vrai danger ? Vient-il plutôt des musulmans ou bien vient-il de l’Occident ? Qui est en train de tout détruire actuellement en Orient (et pas seulement en Orient) ? Qui fabrique les djihadistes et qui leur permet de détenir, encore aujourd’hui, une partie importante de la Syrie et de l’Iraq ? Qui prépare des centres de concentration pour ses victimes, c’est-à-dire pour les millions de réfugiés produits par ces guerres ?

Est-ce vraiment à cause des musulmans que la Grèce est aujourd’hui transformée en un énorme camp de concentration de réfugiés pour toute l’Europe ? Est-ce les musulmans qui nient à la Grèce tous ses droits d’État souverain ? Est-ce les musulmans qui obligent la Grèce à ne pas attribuer la qualité de réfugiés aux réfugiés, cela dans le seul but d’entraver leur route vers le coeur de l’Europe et de les coincer sur le territoire grec ? Est-ce les musulmans qui font exprès de maintenir ces masses de réfugiés détenus dans des conditions de misère tragique pour les pousser à une révolte qui sera par la suite réprimée dans le sang ?

Regardons ce qui se passe à Idomeni. Si vous et moi étions détenus là-bas, sans savoir ce qui nous attend le lendemain, sans la moindre reconnaissance d’un statut juridique, sans un droit quelconque à rien, sans même les conditions élémentaires à la survie, que ferions-nous ? Serions-nous vraiment très loin d’une révolte ?

Et à penser qu’ à Idomeni 12.000 réfugiés dont 4000 sont des enfants se trouvent dans des centres de détention. Les conditions de vie sont indescriptibles et l’alimentation très pauvre. Voici ce que dénonce le Haut-commissaire des Nations Unis pour les réfugiés le 22/3/2016 : « A Idomeni, une région indéterminée près de la frontière, à côté d’une voie ferrée, vivent dans des tentes un nombre qui va de 10.000 à 12.000 personnes dont 4000 sont des enfants. Dans leur majorité, il s’agit de familles avec des jeunes enfants. Les conditions sanitaires sont très préoccupantes et ont des conséquences sur la santé de ces gens. Pour se chauffer, les familles brulent des déchets plastiques et toxiques de toute sorte. Le territoire et le climat rendent leur vie encore plus difficile. Le Haut-commissaire et ses associés ont travaillé pour l’amélioration de l’accueil, ont fourni de grandes tentes pour loger 2.400 personnes parmi les plus fragiles et les 30 enfants non accompagnés, ainsi que pour la récolte des déchets. Des toilettes ont été installées mais leur nombre n’est pas suffisant. Le Haut-commissaire visite les centres de détention où les enfants non accompagnés se trouvent sous vigilance. La distribution des aliments (sandwiches et eau) ainsi que du lait et des couches est pris en charge par divers organismes ».

Vous n’avez qu’à vous demander ce que vous auriez fait si vous étiez à la place des réfugiés. On peut facilement imaginer la raison pour laquelle le gouvernement grec et l’UE veulent que ces gens-là soient détenus en Grèce dans cette misère. D’un côté pour pouvoir les réduire à une masse d’étrangers sans droits et, de l’autre, pour les pousser à la révolte afin de justifier par la suite le développement de forces répressives, surtout de l’OTAN, en Grèce. C’est comme cela que ça se passe actuellement dans d’autres pays européens, à la suite des coups terroristes.

N’oublions pas que le gouvernement grec a déjà signé un traité pour l’intervention de l’OTAN, qu’il renonce à présenter devant le Parlement pour en faire une loi, comme le requiert pourtant la Constitution (art. 27.2). Quelle en est la raison ? Que veut-il cacher aux citoyens grecs ? Quels engagements a-t-il assumé vis-à-vis de l’OTAN ? Le traité concerne-t-il seulement le contrôle des opérations dans la mer Egée ou bien concerne-t-il aussi l’intégrité territoriale du pays ?

Dans ce cadre a été prévu également l’établissement d’autorités turques sur les îles grecques. C’est un ordre de l’Union Européenne qui, par ailleurs, ne prévoit pas du tout l’établissement d’autorités grecques sur les côtes turques, contrairement à la déclaration mensongère du gouvernement grec à son peuple.

Quel est le rôle des autorités turques sur les îles grecques? Qu’est-ce qu’ils viennent « contrôler » ? Leur présence est complètement illégale et les autorités légales des îles ne doivent pas les reconnaître. Pour que la présence de ces autorités soit reconnue il aurait fallu, comme condition minimum, la signature d’un traité bilatéral entre la Grèce et la Turquie qui serait par ailleurs présenté devant le Parlement pour sa ratification par une loi. Du moment où ceci n’a pas eu lieu, les autorités locales des îles ont tout à fait le droit de ne pas reconnaître les autorités turques. Plus que le droit, c’est un devoir patriotique !

Pour quelle raison tout cela est-il en train de se passer ? Pourquoi ont lieu des accords secrets entre des forces étrangères et le gouvernement grec sans la moindre implication du Parlement ? La seule raison est que la Grèce aujourd’hui est en train de changer de mains officiellement. Sans bruit et sans réaction mais très fermement, le pays passe sous l’occupation politico-militaire de forces étrangères, de l’UE et de l’OTAN. Tandis que les fragments de son territoire, comme les habits déchirés du Christ mort sur la croix, se trouvent déjà mis en vente sur le marché de nos associés sous le régime d’Erdogan.

Voici comment finit un pays quand son peuple ne réagit pas et quand il se laisse gouverner par des collabos et par les agents de forces étrangères. Les menaces par lesquelles les gouvernements, de droite ou de gauche, intimidaient le peuple grec –l’invasion turque, l’intervention de l’OTAN ou autre – pour qu’il n’ose pas revendiquer son indépendance du nid de vipères qu’est l’UE, sont aujourd’hui en train de se réaliser, au nom de la sacrée « unité de l’UE ».

Pour la traduction en français : Christina Komi

 

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